RÍver sa vie, vivre son rÍve

Lynda Bisson participe en tant qu'auteure à ce magnifique livre collectif d'inspiration. Son chapitre intitulé «Au-delà de mes rêves» nous permet de rencontrer l'auteure sous un autre jour... Grande rêveuse, elle compare souvent sa vie à un rêve... Elle nous amène une fois de plus à nous dépasser, à nous faire croire que TOUT EST POSSIBLE...

Vous savez, j'ai parfois cru que je fuyais ma réalité dans mes rêves. Lorsque j'ai écrit ce chapitre de ma vie, j'ai réalisé que tous ces rêves ont façonnés les chapitres de ma réalité... Lynda Bisson

Au-delà de mes rêves (extrait)

Ma vie est la réalisation de tous mes rêves. Du plus loin que je me souvienne, je me plaisais à m’imaginer toutes sortes de scénarios de ma vie future. À 14 ans, je me suis mise à bricoler des tableaux de visualisation créatifs de jeunes femmes en robes de mariée, de décors de maison, de beaux jeunes hommes, à l’image de celui que j’imaginais un jour marier. Je m’amusais à découper des photos de poupons que je trouvais mignons dans le catalogue Sears en rêvant à ma propre famille, un jour. Ce bricolage m’inspirait. Grande rêveuse que je suis, je me projetais dans mes tableaux, dans mes idées, mes rêves. Je vivais dans ce monde imaginaire. Était-ce pour échapper à ma réalité? Probablement. Mon père nous a abandonnés, ma mère et moi, avant même que je vois le jour. Maman m’a élevée du mieux qu’elle a pu. Son amoureux de l’époque la maltraitait. Trop souvent, j’ai été témoin d’abus physiques et psychologiques, d’où mon attachement à mon monde imaginaire, presque surréel, qui me comblait et me remplissait de joie de vivre et de bonne humeur, malgré l’univers terne et sclérosé dans lequel je grandissais.

Heureusement, j’avais ma cousine Karo, mon ange, avec qui j’ai habité pendant une partie de mon adolescence. Elle était atteinte d’une maladie génétique mortelle, la fibrose kystique. Elle m’a enseigné la gratitude d’une santé débordante et de profiter pleinement des simples plaisirs de la vie. Je lui en suis si reconnaissante. Sans réaliser le pouvoir de la conscience et des pensées sur notre réalité, chaque étape de ma vie se déroulait tout comme je l’avais rêvée.

Mon premier grand amour d’adolescente est devenu mon mari. Un mariage au-delà de tous mes rêves avec la grande robe blanche, la Rolls Royce, le souper champêtre, du plaisir et de l’amour à profusion. Bien que rêveuse, j’étais réaliste face aux efforts nécessaires pour atteindre mes objectifs. Puis vint l’achat de notre première maison – le rêve devenu, encore une fois, réalité, et peu de temps après, le miracle de la vie. Un petit ange grandissait en moi. Pour moi, donner la vie est du domaine sacré. J’avoue avoir eu une certaine crainte que la vie me fasse payer pour toutes ces chances que j’avais eues jusqu’à ce jour. Absurde! La vie m’a gâtée, deux fois plutôt qu’une, car, de cette union amoureuse, j’ai donné naissance à deux belles petites filles. Déjà à l’adolescence, j’avais choisi un nom pour ma première petite fille et ce prénom m’habitait encore. J’ai donc nommé ma première fille Sandy, comme dans le film Brillantine, mettant en vedette John Travolta et Olivia Newton-John, et ma deuxième fille, Kim, qui a suivi trois ans plus tard.

Jeune maman, je prenais plaisir à vêtir mes petites chéries de ces petits chapeaux à volant, comme j’en voyais dans les publicités. Je me considérais extrêmement choyée par la vie et je la remerciais sans cesse pour tout ce bonheur, toute cette chance.

Que pouvais-je demander de plus à la vie? J’avais deux petites filles en parfaite santé, belles comme des coeurs, toujours souriantes. Je les éduquais, comme je le souhaitais, dans mon univers rempli d’amour, de respect et d’authenticité. Nous n’étions pas riches, notre maison de rêve ne valait pas des millions, mais elle nous comblait amplement. J’ai choisi de travailler à temps partiel pour être auprès de ma famille. Le brouhaha d’une vie professionnelle exigeante ne me convenait pas. À la mi- trentaine, un vide s’installa en moi. Je ne voulais ni de bateau, ni de chalet, ni de voitures de luxe, encore moins du dernier modèle super performant de souffleuse. Professionnellement, à titre d’infirmière, j’évoluais à mon rythme, mais je manquais de défis. Je cherchais à me réaliser autrement, mais comment? À quoi? Je ne savais plus. Ma vie me semblait tout à coup bien terne. Le fait que j’étais mariée à un homme très terre à terre n’aidait en rien. J’avais pourtant l’emploi dont j’avais rêvé des enfants de rêve, la maison de mes rêves. Quoi de plus?

J’ai commencé à écrire pour le simple plaisir. J’écrivais sur mes expériences, mes réflexions et sur mon sentiment de gratitude face à la vie. Mon entourage me regardait de haut, doutant de mes capacités d’écrivaine. On me trouvait peu réaliste, rêveuse à l’outrance. « Voyons donc, une auteure, me disait-on, l’air incrédule. » Moi-même, je doutais. 70 % sur mon bulletin de français du secondaire V ne suffirait pas, me disais-je intérieurement. Quand j’en parlais autour de moi, les gens me demandaient d’où me venait cette envie d’écrire, et pourquoi? Certains ne m’écoutaient même pas.

Mon rêve d’écrire et de devenir une auteure semblait inaccessible. Puis, un jour, je me suis recroquevillée dans mon rêve en silence, par peur d’être ridiculisée, par peur d’être rejetée. J’ai enfoui ce rêve au fond de moi.

Ce que je ne savais pas, c’est qu’en taisant ce rêve, en taisant ma créativité, je m’éteignais petit à petit. Je mourais, à petit feu...

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Découvrez comment j'ai dépassé mes limites, comment la vie m'a guidé vers la réalisation de mes rêves les plus fous... Lisez la suite dans ce livre extraordinaire - mon histoire et d'autres histoires plus inspirantes les unes que les autres...

ARTICLE JOURNAL - Lancement du livre - le 2 décembre 2012